Equateur

La République de l’Équateur, est un pays d’Amérique du Sud, frontalier du Pérou au sud et à l’ouest de la Colombie au nord, baigné à l’ouest par l’océan Pacifique. Ses habitants sont les Équatoriens. Sa superficie est de 283 520 km2, partagée en trois grandes régions : la côte du Pacifique, où se trouve la principale ville du pays (Guayaquil), la partie andine du pays, où se trouve la capitale Quito, et l’Amazonie équatorienne, dans l’est du pays. Les deux premières de ces régions concentrent l’essentiel de la population et de l’activité économique du pays, tandis que la partie amazonienne, moins peuplée, recèle des ressources significatives en hydrocarbures, ainsi qu’une biodiversité extrêmement importante. À ces trois régions continentales, il faut ajouter une région insulaire formée par les îles Galápagos, situées dans l’océan Pacifique à un millier de kilomètres à l’ouest de la côte.

Les principales exportations du pays sont les hydrocarbures et des produits agricoles tels que les bananes, les roses ou les crevettes. L’économie exportatrice de l’Équateur repose principalement sur quatre éléments : la culture de la banane (1er exportateur mondial), le pétrole, le cacao et le tourisme.

Grâce à ses champs pétroliers nouveaux, le pays est aussi à la douzième place au palmarès des producteurs OPEP pendant la décennie 2010, après l’Algérie et le Qatar.

Véritable colonne vertébrale de l’équateur les Andes larges de 200km divise le pays en deux, cet axe a été surnommé «l’avenue des volcans». Les plus hauts sommets de l’Equateur sont tous des volcans: le Chimborazo 6310m, le Cotopaxi 5897m le Cayambé 5790m.

La population de 14500000 personnes, est composée de 65% de métis, 25% d’Amérindiens d’origine Quechua, 7% de blancs descendants des Espagnols et 3 % d’Afro-Equatorien descendants d’anciens esclaves.

La monnaie est le dollar Américain.

Mitad del Mundo

22 avril 2018

Nous rejoignons Quito par un col à 4100 m, le véhicule est monté sans s’éssoufler et nous aussi, la température était de 405°C. Nous passons la nuit dans le jardin d’un Hollandais expatrié, qui nous prépare un bon petit déjeuner. Le plein d’essence de 90 litres à 18 euros nous réjouit, en effet les pleins d’essence jusqu’ici sont notre première ligne dans les dépenses, cela va changer.

Nous allons sur la ligne de l’équateur faire une photo mythique, on y a appris une anecdote: une mission géodésique au 18ième siècle a tracé la ligne de partage du monde, mais la vraie ligne passe à 240 m au nord, une erreur mineure et une prouesse pour l’époque. Dans les années 1990, des fouilles au sommet du mont Catequilla ont révélé que les indiens connaissaient déjà l’emplacement de l’équateur, un muret de pierre semi circulaire a été mis à jour, celui-ci suivait le tracé de l’ombre du soleil au moment du solstice représentant ainsi l’emplacement exact de l’équateur.

Dernière rencontre sympa en Colombie

Croissant de lune inédit

Nos premières courses en Equateur

Mitad del mundo

Quito

23 avril 2018

Valentino le propriétaire du camping nous a promené dans son jardin rempli de plantes médicinales puis nous a offert un petit déjeuner local avec café, bizcochos, fromage et confiture de lait; avant de partir, Valentino et sa famille nous ont invité mercredi soir à un repas typique que nous avons acceptéavec plaisir.

Nous passerons la nuit à Quito, au parc de la Carolina avec pour voisins des Allemands, Argentins, Chiliens, Français et nos amis Turcs.

Quito à 2850 m d’altitude est la deuxième capitale la plus haute du monde après La Paz en Bolivie. Elle s’étire tout en longueur, entourée de collines verdoyantes et dominée par 2 volcans qui culminent à plus de 4600m. Nous visiterons essentiellement la vieille ville coloniale.

A l’arrivée des Espagnols, les Incas préférèrent détruire la ville plutôt que de la livrer aux envahisseurs. Ceux-ci utilisèrent les pierres pour construire sur les mêmes emplacements. Le cœur du quartier historique est la place de l’indépendance ou se trouve le palais présidentiel construit sur les ruines du palais de l’Inca Atahualpa.

Palais du gouvernement Hommage aux 3 journalistes tués en Colombie

Intérieur entièrement recouvert d’or

“> Acheté dans une boulangerie française.

Mindo

24 avril 2018

Nous quittons facilement Quito, le réseau routier est excellent, peu d’embouteillages et rejoignons Mindo, situé à 1500m dans une vallée au climat tropicale. Nous campons chez Sébastien, un français qui a construit un hôtel – camping haut de gamme en bois et bambou le tout plein de charme.

On se lève à 5h30 pour une observation d’oiseaux avec un guide, en espérant voir le Quetzal, mais cet oiseau restera encore mythique et invisible.

Quitsato, chez Valentino

25 avril 2018

Nous passons une soirée mémorable chez Valentino et sa famille, avec ses enfants et petits-enfants en compagnie d’amis Argentins, Chiliens et Suisses. Ils perpétuent une ancienne tradition qui remonte à leurs arrières grands parents, qui étaient métayers, on les surnommait«Huasipungos» qui veut dire «maison inaccessible» car ils n’avaient pas de salaire, ils travaillaient très dur, pouvaient cultiver un terrain que le propriétaire leur prêtait pour se nourrir et élevaient quelques poules. Ce terrain était souvent de mauvaises terres, difficile d’accès. Pour tout salaire, en fin de vie, ils devenaient propriétaire de cette parcelle de terre.

Ce soir, nous allons préparer un repas à l’ancienne comme le faisaient autrefois les Huasipungos qui n’avaient pas de four. Pour la cuisson ils creusaient un trou dans la terre, faisaient chauffer des pierres volcaniques dans un grand feu pour les mettre ensuite dans le trou, puis posaient le plat préparé de poulet, légumes, oignons, herbes et épices. Le plat est recouvert de feuilles de maïs et feuilles de cactus, ils jetaient des braises dessus, fermaient le trou avec une grille, une tôle et le tout était recouvert de la terre.

Deux heures plus tard, on déguste un poulet fondant comme on n’avait jamais mangé et plein de saveurs. Nous terminons cette soirée mémorable en dansant sur des musiques latinos, Fernando fait un discours très émouvant pour nous remercier d’être venus, alors que c’est nous qui sommes plein de reconnaissance pour cette soirée de partage en famille.

On chauffe les pierres de lave avant de les mettre dans un grand trou

Le plat est déposé sur les pierres et recouvert de feuilles de maïs

On rajoute des braises et l’on ferme le trou

Il faut attendre 2 heures autour du feu

Puis la cuisson terminée, on peut sortir le plat

Retour à Quito

28 avril 2018

Nous voilà de retour à Quito malgré nous, le cardan avant droit a lâché dans les derniers mètres de la montée du Cotopaxi, à 4600 m d’altitude. La route était en très mauvais état avec de gros trous en plus d’une forte montée. Nous avons pu rentrer en 2 roues motrices jusqu’à Quito, le cardan claquant à chaque tour de roue. Ici, comme en France, c’est le pont du premier mai, il nous faut attendre mercredi matin, que le garage Mercedes ouvre pour faire un premier bilan des réparations.

Le camping-car est garé dans un joli parc en centre-ville, il y a beaucoup d’animation, avec des coureurs à pieds, de la gymnastique et plein de jeux de ballons.

2 Photos prises sur internet, car le temps était couvert

Quito balade dans la vieille ville

3 mai 2018

Finalement, ces 3 jours fériés vont passer très vite, entre défilés du premier mai, spectacles, feux d’artifice et rencontres avec d’autres voyageurs qui viennent passer la nuit au parc la Carolina et surtout la visite de Margaux et Séverine; avec qui nous avons partagé un saumon fumé d’Alaska accompagné de légumes cuits à la vapeur.

Mercredi à 7H00 nous rentrons dans le garage Mercedes de Quito pour un premier bilan. Trois solutions s’offrent à nous, changer le cardan, mais les pièces ne sont disponibles qu’en Allemagne à 2000$; enlever le cardan défectueux et ne rouler qu’en 2 roues motrices ou essayer de réparer le cardan cassé.

Nous allons essayer de réparer le cardan, le garage va sous-traiter son démontage et remontage en ne remplaçant que l’interface avec le pont avant, ce travail nécessite des outils spécifiques pour le démontage. Nous avons rendez-vous cet après-midi à 16 heures pour récupérer notre campeur.

On espère que tout va bien se passer et que nous n’aurons pas de surprise, en attendant, nous avons fait 2 nuits d’hôtel et les repas au restaurant ce qui change le rythme de vie et surtout le montant des dépenses.

Parc La Carolina, notre camp à Quito pour 4 jours

“qito-7 – Photo 3”

Vendeur de journaux, premier médaillé olympique d’Equateur, 20km marche, 1996 et 2008

Lavoir municipal

Le policier nous a demandé de faire une photo, il surveille ce quartier un peu isolé

Le CC au bloc opératoire

Cotopaxi

5 mai 2018

Quel plaisir de retrouver notre camping car, avec un cardan neuf coté boite, les mécanos de Mercédès Quito ont fait un super boulot. Le 4×4 marche aussi bien qu’avant, et comme nous ne sommes pas rancuniers, ce matin lever à 5H30 et direction le Cotopaxi, nous ne voulions pas partir sans le voir, ce matin dans une petite fenêtre favorable, il est apparu grandiose sous son manteau de neige. Mais dès 9H00, les nuages envahissent le paysage et l’enveloppent entièrement.

Le Cotopaxi, assis sur une base de 20km est l’un des plus gros et des plus dangereux volcans des Andes, il culmine à 5897m, c’est le second plus haut sommet d’Equateur, un des joyaux de l’avenue des volcans. Sa dernière éruption date d’août 2015 où il a craché un panache de fumée de plus de 8 km de hauteur. Les villes aux alentours ne sont pas très attrayantes trop souvent endommagées par les séismes et les coulées de lave. Par contre, les champs qui couvrent de leurs damiers les pentes les plus raides, à plus de 4000 m d’altitude, ont l’avantage d’une terre fertile et productive.

Los Ilinizas, volcans jumeaux, 5126 et 5248 m

Quilotoa

5 mai 2018

Le lac de cratère de Quilotoa, aux eaux d’un beau vert turquoise, se trouve à l’entrée d’une des régions les plus sauvages des Andes Equatoriennes, d’un diamètre d’environ 3km, le lac est né d’une éruption survenue il y a plusieurs siècles qui provoqua l’effondrement du cratère sur lui-même. On le découvre depuis la route des crêtes à 3900m d’altitude, les falaises tombent à pic, 400m plus bas.

Pour le rejoindre, la route serpente entre 3500 et 4200m d’altitude, entre gorges, forêt d’eucalyptus, canyons et petits villages indiens ou les habitants vivent de la culture, du tourisme et de l’artisanat.

Ce soir le camping est gratuit en échange d’un repas pris au restaurant, la dame qui nous sert parle le Kichwa plus connu par Quechua, langue de la civilisation Inca, nous apprécions le repas près du poêle, les après-midi et les soirées sont toujours pluvieuses c’est pour cela que nous avons pris l’habitude de nous lever très tôt pour profiter des matinées, la nuit promet d’être fraiche, il fait 9°C à 19H00. Néanmoins, la température dans le camping-car est bien régulée nous ne craignons pas le froid.

Banos

Volcan Tungurahua

6 mai 2018

Nous poursuivons notre route sur l’avenue des volcans, direction Banos, au pied du volcan Tunguruahua, qui signifie en Quechua «gorge brulante», la dernière éruption date de 2014, il culmine à 5023m. Le camping de ce soir nous offre une vue époustouflante sur le volcan, celui-ci est sous surveillance étroite et son ascension est interdite; la ville de Banos a été plusieurs fois évacuée, c’est une station thermale qui offre des activités telles que saut à l’élastique, canyoning rafting…

Tomate de Arbol, excellent en jus de fruit Banos vu du camping

360 Volcan Tungurahua

Puerto Lopez et Cuenca

10 mai 2018

Ce matin grosse pluie! Le champ sur lequel nous sommes est quelque peu boueux mais on en sort sans problème et on décide d’aller voir s’il fait beau sur la cote équatorienne! On passe de 4000m à 0 mètre et de 7 degrés à 28. Les cannes à sucre et les bananeraies réapparaissent en même temps que la chaleur. Nous faisons comme d’habitude les courses dans les petits commerces: chez l’un on achète le pain, chez l’autre un poulet rôti, puis de l’eau et le long de la route les marchands de fruits ne manquent pas: nous faisons le plein de bananes rouges et jaunes, fruits de la passion, ananas et sapotes. Après une halte à Guayaquil ou nous dormons dans un parc, nous rejoignons l’océan. Si l’habitat n’est pas toujours folichon, les plages sont immenses et propres et l’eau est d’une couleur….. verte un peu étrange due au plancton. Ce qui est d’un très bel effet. Ce soir nous dormons dans un camp de surf au bord de mer super tranquille. Les Equatoriens sont aussi très curieux de nous voir: plusieurs fois par jour nous discutons avec eux et cela se termine souvent par une photo.

Après 2 jours de plage, direction Cuenca après un col à 4166m avec le retour de la pluie et de températures plus fraiches. Nous approchons du Pérou.

La mer prend la couleur du plancton, très verte

Puerto Lopez, port de pêche avec une grosse activité

Clinique mobile, dentiste, médecine générale et radio

Sur la route de Cuenca, col à 4166 m

Cathédrale de Cuenca

Colombie 3

Pérou